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Paris, chanson d'Edith Piaf, du film "L'homme aux mains d'argile"

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  Edith Piaf PARIS Paroles et musique: A. Bernheim, enr. 3 février 1949 On se rappelle les chansons Un soir d'hiver, un frais visage La scène à marchands de marrons Une chambre au cinquième étage Les cafés-crèmes du matin Montparnasse, le Café du Dôme Les faubourgs, le Quartier latin Les Tuileries et la Place Vendôme Paris, c'était la gaieté, Paris C'était la douceur aussi C'était notre tendresse Paris, tes gamins, tes artisans Tes camelots et tes agents Et tes matins de printemps Paris, l'odeur de ton pavé d'oies De tes marronniers du bois Je pense à toi sans cesse Paris, je m'ennuie de toi, mon vieux On se retrouvera tous les deux Mon grand Paris Évidemment il y a parfois Les heures un peu difficiles Mais tout s'arrange bien, ma foi Avec Paris, c'est si facile Pour moi, Paris c'est les beaux jours Les airs légers, graves ou tendres Pour moi, Paris c'est mes amours Et mon coeur ne peut se reprendre Paris, tu es ma gaieté, Paris Tu es ma douc...

Fleur de Seine, Monique Morelli, avec transcription fidèle

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  C’était une môme de dix-huit ans V’nue au monde un jour de déveine,  La p’tite n’avait plus de parents Libre de son dimanche et de sa s’maine À s’ balader d’un air fripon De Billancourt à Bagatelle,  La nuit elle couchait sous les ponts Car la rivière, c’était chez elle Elle avait un jupon plein d’trous À fréquenter des tas d’voyous Mais quand elle passait auprès d’vous Avec ses grands yeux noirs si doux Le jeune homme comme le patriarche Désireux d’ la prendre sous l’arche S’disait « c’est le printemps qui marche » Elle était belle comme les amours Des ch’veux blonds un cœur de grisette Mais d’vagabonder tous les jours C’est pas facile d’ rester honnête,  Aussi se donna-t-elle sans peur A Charlot, terreur de la berge,  Qui lui prit sa taille et son cœur un soir dans un bosquet d’auberge Elle avait un jupon plein d’trous À fréquenter des tas d’ voyous Mais quand elle passait auprès d’ vous Avec ses grands yeux noirs si doux  Voyant sa frimousse ...

Catherine, sketch de Sylvie Joly avec transcription intégrale du texte

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  Catherine   Vous avez appris, sûrement, qu′ nous avions acheté un nouvel appartement ? Non, vous n’ le saviez pas ? Sensationnel ! On a tout r’fait, naturellement, ça nous a beaucoup amusés, Philippe et moi.  On a entièrement r’pensé l′aménagement et la décoration. Et je suis ravie parce que tous les amis qui viennent chez nous me disent : "Catherine, votre appartement est formidable !  C'est un appartement qui raconte une histoire, qui est chaud, qui vit…" Absolument, absolument ! Bon, bien sûr, y a l'harmonie des couleurs, les jolis meubles, les moquettes épaisses, les bibelots rares, mais, j′crois que c′que les gens sentent en plus tout d'suite, c′est que Philippe et moi, on est un couple qui s'adore. Avec des gosses adorables, ça j′suis bien obligée d'le reconnaître : détendus, intelligents, équilibrés. C′est amusant, d'ailleurs, tout l'monde me dit : "Catherine, vous êtes une femme, une mère extraordinaire." "Pour réussir si ...

Ondine, texte de l'humoriste Pierre Desproges

  Ondine, Pierre Desproges La scène représente la Seine. Côté cour un jardin et côté jardin la mer. Au centre, l’humble maison d’Ondine au dos des dunes, Où la mère d’Ondine dresse la table Par la fenêtre entr’ouverte, Ondine regarde la mer. (Pas la mère, la mer). Elle est amère. (Pas la mer, Ondine). Son œil scrute l’horizon où sa mère doit … (pardon), son œil scrute l’horizon où son père doit pêcher le congre ou le bar. Le congre que le bar abhorre ou le bar que le congre hait. Car Ondine a la dalle et la mère a les crocs. Selon qu’il aura pris la barque à congres ou la barque à bars, le père devra remplir la barque à congres à ras bord de congres ou la barque à bars à ras bord de bars. Or, il a pris la barque à bars. l’irréelle clarté des fonds marins mordorés où s’insinue le congre que, donc, le bar abhorre. Ben oui : le bar abhorre le congre par atavisme. Le congre est barivore. Et donc le bar l’abhorre. Si vous voulez, le bar est fermé aux congres du ...

"Compatissons aux misères humaines à peu de frais" de l'humoriste Pierre Desproges (1982), avec transcription

Vidéo de la minute nécessaire de Monsieur Cyclopède Démuni de tout, écartelé entre le prix exorbitant du topinambour et la hausse inexorable des loyers des taudis, le pauvre crie famine : « Famine ! »  Merci. Digne dans la douleur, sublime de résignation, ces malheureux sont nombreux à me faire part de leur souhait de ne pas mourir sans savoir à quoi ressemble un gros billet d’ banque. Car l’argent, disent-ils, "on en entend souvent parler, mais on n’en voit pas souvent la couleur."  Eh bien, chers pauvres, soyez exaucés, vous allez enfin voir la couleur de l’argent.   Regardez bien.  Pierre Desproges tient ostensiblement un billet de cinq cents francs. Alors voyez-vous, c’est jaune, ‘fin c’est dans les jaunes. Étonnant, non ?

Le douanier, sketch de Fernand Reynaud, avec transcription intégrale et reproduction des élisions

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  J'suis pas un imbécile moi, j'suis douanier. J'aime pas les étrangers, i’viennent manger l'pain des français... ouais ! C'est curieux, comme profession, j'suis douanier, et puis j'aime pas les étrangers... Hein ?  Quand j'vois un étranger qui arrive, puis qui mange du pain, j'dis : "ça c'est Mon pain !" Puisque j'suis français, et pis i’ mange du pain français, donc c'est mon pain à moi. J'aime pas les étrangers parce que moi j’ suis français, et je suis fier d'êt’ français. Mon nom à moi, c'est Kulakiersntensky du côté d’ ma mère... et Piazzano-Venditti du côté d'un copain à mon père. C'est pour vous dire si j'suis français ! J'aime pas les étrangers, i’ viennent manger l'pain des Français... Dans l’ village où on habite, on a un étranger ; alors, quand on l’ voit passer, on dit : "Tiens, ça, là, – on l'montre du doigt, ça, comme un objet –ça, c'est un étranger". Quand sa femm...

Avec un crêpe sur le cœur, Yvan Dautin, paroles

Avec un crêpe sur le cœur  Quelle étrangeté que nos vies Labourer le champ du malheur Au lance-pierre du juste prix Les yeux fixés sur nos chaussettes Pour n’avoir plus de point de vue On fait l’autruche et la carpette Avec motus et bouche cousue Il faut bien supporter la laisse Etre agi, subi, formaté   Le travail salarié nous laisse de quoi mourir, mais sans excès Dans la colonne profits et pertes Où sonne toujours le tocsin Pour enterrer nos désirs d’être  tout simplement des êtres humains On vote encore, on vote utile D’ailleurs on n’est jamais déçu On est d’ardoise, on est de tuile  A l’aune de nos plus-values Il faut bien supporter la laisse Etre agi, subi, formaté Le travail salarié nous laisse de quoi mourir, mais sans excès   Le temps de cerveau disponible C’est comme la chair à canon Le plat préféré des nuisibles  Qui n’ont pas d’autre religion La haine de soi s’époumone  Dans le désert de l’ici-bas Bien sûr on n’oblige personne Et pourtant… ...