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Showing posts from April, 2020

Un prince en Avignon est une chanson en hommage à l'immense comédien qu'était Gérard Philippe

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UN PRINCE EN AVIGNON 1969 F. Thomas - J.M. Rivat (Paroles) J.P. Bourtayre (musique) Interprète : Esther Ofarim Il était un prince en Avignon Sans royaume, sans château ni donjon Là-bas tout au fond de la province Il était un prince Et l'enfant que j'étais Cueillait pour lui bien des roses En ce temps le bonheur était peu de choses Il était un prince en Avignon Sans royaume, sans château ni donjon Mais ces mots nous chantaient les campagnes Des grands rois d'Espagne Quand le soir descendait On devenait spectateurs Et la ville avec lui n'était plus qu'un coeur Il nous emportait dans son empire Nous attendrissait d'un sourire Combien je l'aimais, combien je rêvais Et puis vers ma ville je m'en retournais Il était un prince en Avignon Sans royaume, sans château ni donjon Là-bas tout au fond de la province Il était un prince Un prince A droite, photo de Gérard Philippe  (4 December 1922

Jean-Louis Trintignant, immense comédien, récite de la poésie à 89 ans. Un régal.

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Faut vivre, chanson de Marcel Mouloudji, avec paroles

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Paroles de Marcel Mouloudji, musique de Cris Carol Malgré les grands yeux du néant C'est pour mieux te manger enfant Et les silences et les boucans... Faut vivre Et bien qu'aveugles sur fond de nuit Entre les gouffres infinis Des milliards d'étoiles qui rient... Faut vivre... Malgré qu'on soit pas toujours beau Et que l'on n’ait plus ses seize ans Et sur l'espoir un chèque en blanc Faut vivre... Malgré le cœur qui perd le nord Au vent d'amour qui souffle encore Et qui parfois encore nous grise Faut vivre... Malgré qu'on n’ait pas de génie N'est pas Rimbaud qui veut pardi Et qu'on se cherche un alibi Malgré tous ces morts en goguette Qui errent dans les rues de nos têtes Faut vivre... Malgré qu'on soit brave et salaud Qu'on ait des complexes à gogo Et qu'on les aime, c'est ça le pire Faut vivre... Malgré l'idéal du jeune temps Qui s'est usé au mur du te

Cous de phonétique française à Paris et par Skype

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frenchphonetics.com   C'est mon nouveau site consacré à  - l'enseignement de la phonétique française à Paris et en ligne - la réduction d'accent - l'articulation et la diction  - la révélation de la voix par le chant #FrenchphoneticsParis #Frenchaccent #Professeur de phonétique française #Cours de réduction d'accent #diction #prononciation #accentfrançais #Online #accentreduction

Le veilleur du Pont-au-Change, Robert Desnos – Poème audio

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Robert Desnos, Le Veilleur du Pont-au-Change, 1942 Je suis le veilleur de la rue de Flandre, Je veille tandis que dort Paris. Vers le nord un incendie lointain rougeoie dans la nuit. J’entends passer des avions au-dessus de la ville. Je suis le veilleur du Point-du-Jour. La Seine se love dans l’ombre, derrière le viaduc d’Auteuil, Sous vingt-trois ponts à travers Paris. Vers l’ouest j’entends des explosions. Je suis le veilleur de la Porte Dorée. Autour du donjon le bois de Vincennes épaissit ses ténèbres. J’ai entendu des cris dans la direction de Créteil Et des trains roulent vers l’est avec un sillage de chants de révolte. Je suis le veilleur de la Poterne des Peupliers. Le vent du sud m’apporte une fumée âcre, Des rumeurs incertaines et des râles Qui se dissolvent, quelque part, dans Plaisance ou Vaugirard. Au sud, au nord, à l’est, à l’ouest, Ce ne sont que fracas de guerre convergeant vers Paris. Je suis le veilleur du Pont-au-Change Veillant au cœu

Si je mourais là-bas, poème de Guillaume Apollinaire, avec sa traduction en japonais もし僕が前線で死んだら

Si je mourais là-bas, Guillaume Apollinaire  ( Poèmes à Lou , 1915) Si je mourais là-bas sur le front de l’armée Tu pleurerais un jour ô Lou ma bien-aimée Et puis mon souvenir s’éteindrait comme meurt Un obus éclatant sur le front de l’armée Un bel obus semblable aux mimosas en fleur Et puis ce souvenir éclaté dans l’espace Couvrirait de mon sang le monde tout entier La mer les monts les vals et l’étoile qui passe Les soleils merveilleux mûrissant dans l’espace Comme font les fruits d’or autour de Baratier Lou si je meurs là-bas souvenir qu’on oublie - Souviens-t’en quelquefois aux instants de folie De jeunesse et d’amour et d’éclatante ardeur - Mon sang c’est la fontaine ardente du bonheur Et sois la plus heureuse étant la plus jolie Ô mon unique amour et ma grande folie 30 janvier 1915, Nîmes. La nuit descend On y pressent Un long destin de sang Ecouter le poème もし僕が前線で死んだら 君は一日は泣くだろう、ああ僕の愛しいルー それから僕の思い出は、前線で炸裂する 砲弾の様に消滅するだろう 花盛りのミモザに似た美し

Le chien de Sacha, une chanson de 1937 (French tongue twister) #virelangue #Diction

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Etre chansonnier, c’est un bien fichu métier Moi, je sais qu’ ça me donne la trouille Et j’ bafouille. Quand j’arrive en scène, Aussitôt, je deviens blême. Je n’ai pas l’ culot d’ Pierre Dac et j’ai l’ trac. Mais maint’nant, j’ai un petit truc épatant Et je chante au début d’ mon tour de chant Une chanson faite pour ça, Que j’appelle Le chien d’ Sacha, Ecrite exprès pour poser ma voix. Mon trac se passE, Ma voix s’ délassE En chantant sur Sacha ma p’tite histoire de cha-assE. {Refrain :} C’est un chasseur français Sachant chasser sans chien,  Sachant chasser dans les branchages desséchés. C’est un chien sans chichi Et c’est le chien d’ Sacha. Sacha fait des chichis, mais son chien n’en fait pas. Ce chien d’ chasse sait chasser avec d’autres chiens Mais Sacha chasse avec chichi et sans son chien. Il chasse à Chinon. Ne chinons pas quand il chasse,  Car s’il chasse à Chinon,  Sachant qu’ c’est sans son chien,  Quand il chassE, sachez bie

L'isolement, Alphonse de Lamartine, poème lu

                    L'isolement                écouter le poème Souvent sur la montagne, à l'ombre du vieux chêne, Au coucher du soleil, tristement je m'assieds ; Je promène au hasard mes regards sur la plaine, Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds. Ici, gronde le fleuve aux vagues écumantes ; Il serpente, et s'enfonce en un lointain obscur ; Là, le lac immobile étend ses eaux dormantes Où l'étoile du soir se lève dans l'azur. Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres, Le crépuscule encor jette un dernier rayon, Et le char vaporeux de la reine des ombres Monte, et blanchit déjà les bords de l'horizon. Cependant, s'élançant de la flèche gothique, Un son religieux se répand dans les airs, Le voyageur s'arrête, et la cloche rustique Aux derniers bruits du jour mêle de saints concerts. Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente N'éprouve devant eux ni charme ni transports, Je contemple la terre ainsi qu'une ombre e

Le temps qui reste, Serge Reggiani

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Combien de temps... Combien de temps encore Des années, des jours, des heures combien ? Quand j'y pense mon coeur bat si fort... Mon pays c'est la vie. Combien de temps... Combien Je l'aime tant, le temps qui reste... Je veux rire, courir, parler, pleurer, Et voir, et croire Et boire, danser, Crier, manger, nager, bondir, désobéir J'ai pas fini, j'ai pas fini Voler, chanter, partir, repartir Souffrir, aimer Je l'aime tant le temps qui reste Je ne sais plus où je suis né, ni quand Je sais qu'il n'y a pas longtemps... Et que mon pays c'est la vie Je sais aussi que mon père disait : Le temps c'est comme ton pain... Gardes-en pour demain... J'ai encore du pain, J'ai encore du temps, mais combien? Je veux jouer encore... Je veux rire des montagnes de rires, Je veux pleurer des torrents de larmes, Je veux boire des bateaux entiers de vin De Bordeaux et d'Italie Et danser, cr

La quarantaine, Ulli, étudiante autrichienne

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Ulli, qui prend des cours de correction d'accent à distance tandis qu’elle est confinée chez elle, en Autriche, m’a fait ce charmant cadeau #quarantaine #confinement

Un bec printanier, poème de Carine Garçon

Un bec printanier On est dimanche, un dimanche matin de printemps.  Il m ’ appelle ce printemps, comme tous les printemps, il chante et pénètre mon âme endormie par l ’ hiver.  L ’ envie de le retrouver est si forte, presque indomptable,  Comme l’appel du plaisir à tourbillonner autour du soleil,  Ultime récompense après l ’ hiver. J ’ ouvre mon armoire pour saisir cette robe légère  Que toi, mon printemps, aimes tant.  Je dévale l’escalier pour accourir vers toi, L ’ excitation m ’ envahit de marche en marche, Je suis en bas, prête à accueillir mon cher printemps,  J ’ y suis, prête à recevoir mon cadeau tant espéré.  J ’ ouvre ma porte et je te découvre enfin.  Je ne te reconnais pas, tu es calme, mystérieux.  N ’ es-tu pas heureux de partager ta chaleur avec moi ?  Je ne t ’ ai pas manqué durant cet hiver si froid ?  Où sont les rires des terrasses et l ’ orchestre des assiettes ?  Où sont les vœux tintés par les verres ?  Où sont mes compag