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Bah ou ben ? Ne pas confondre ces deux interjections.

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On peut constater que l’emploi de  bah  a tendance a être plus fréquent, au détriment de  ben .  Bah , comme le définit le dictionnaire Le Robert, est une  interjection exprimant l'étonnement, le doute et le plus souvent l'indifférence, l'insouciance. Ben  est la forme familière contractée de eh bien et exprime la relation entre la phrase qu’il introduit et celle qui la précède. Cette relation est l’information, la digression, l’opposition ou la conclusion par rapport au contexte, nous dit le dictionnaire. Eh bien  introduit une réplique ou une nouvelle phrase du même locuteur. Pourquoi cette confusion entre  bah  et  ben  ? Eh bien, la voyelle  in  prononcée de façon trop courte peut se confondre avec le son  a . Il s’agit donc d’une faute d’oreille. Exemples : Ils vivent en couple, mais ils refusent de se marier ! Bah ! Quelle importance ? Chacun vit comme il l’entend.  « — Nuit et jour à tout venant, je chantais ne vous déplaise. — Vous chantiez ? j’en suis fort aise. Eh

Sketch d'Alex Métayer avec transcription intégrale : le vieux oublié sur la place

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  Alex Métayer, le vieux oublié sur la place Il sifflote. Tous les garçons et les filles de mon âge se promènent dans la rue deux par deux, tous les garçons et les filles de mon âge se promènent dans la rue deux par deux, ha ha ha ! Vous voulez dormir ? fermez vos f’nêtres ! Mes p’tits-enfants, i’ m’emmènent au bal, et après l’ bal, i’ m’oublient sur la place ! J’vais pas pleurer, hein ? Tous les garçons et les filles de mon âge se promènent dans la rue deux par deux… Vous voulez dormir ? qu’ils viennent me chercher !  Ah, s’ils viennent pas m’ chercher, j’fais comme au quatorze juillet, hein ? je pisse dans mon froc !  Au quatorze juillet, i’ croyaient p't-être que j’allais rester derrière la f’ nêtre à écouter la musique. Alors cette fois-ci, pour pas que j’ pisse à la maison, i’ m’ disent : « viens, pépé ! viens avec nous au bal, pépé ! » Et après l’ bal, i’ m’oublient ! Ah, i’ sont jeunes, i’ sont jeunes, c’est pas parce qu’i’ sont jeunes que tout est permis, hein ? Parce que

La pause, sketch d'Albert Dupontel, avec texte intégral

  La pause, Albert Dupontel Vidéo du sketch C’est la pause. Depuis un… un article récent, les comédiens ont droit à des pauses. Y en a qui la prennent pas, mais moi, j’ la prends. On a droit à une minute par spectateur. Une fois, j’ai joué au parc de Princes, j’ai eu trois mois d’ pause.  Il souffle. C’est sûr, si vous avez rien prévu, vous allez vous faire chier… Il ricane.   J’viens… j’viens d’ lire un truc drôle, là. Mais j’ peux pas vous l’ dire, c’est la pause. Ouh là…! Un terroriste belge se prend en otage et menace de se tuer s’il est pas libéré. La police intervient : quat’ morts ! Un disparu : le terroriste. Ouh là…! Un délinquant muet libéré sur parole. Ouh làà…! Scandale au téléthon : un myopathe se casse avec la r’cette. Après trois heures de poursuite, ses camarades le plaquent à deux mèt’ de son point d’ départ. Ouh làààà…! On peut désormais ne plus payer les P.V. et ce, par un moyen parfaitement simple, légal et à la portée d’un enfant. En effet, il suffit sim

Une noix, chanson de Charles TRENET, un véritable poème

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Une noix Qu'y a-t-il à l'intérieur d'une noix ? Qu'est-ce qu'on y voit Quand elle est fermée ? On y voit la nuit en rond Et des plaines et des monts Des rivières et des vallons On y voit Toute une armée. Des soldats bardés de fer Qui, joyeux, partent pour la guerre ; Et fuyant l'orage des bois, On voit les chevaux du roi Près de la rivière Une noix Qu'y a-t-il à l'intérieur d'une noix ? Qu'est-ce qu'on y voit Quand elle est fermée ? On y voit mille soleils Tous à tes yeux bleus pareils On y voit briller la mer, Et dans l'espace d'un éclair Un voilier noir Qui chavire. On y voit des écoliers Qui dévorent leurs tabliers Des abbés à bicyclette Le Quatorze Juillet en fête Et ta robe au vent du soir... On y voit des reposoirs Qui s’apprêtent. Une noix Qu'y a-t-il à l'intérieur d'une noix ? Qu'est-ce qu'on y voit Quand elle est ouverte ? On n'a pas le temps d'y voir, On la croque et puis bons

De l'esclavage des Nègres (Livre XV, chapitre 5), Montesquieu

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Si j'avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais : Les peuples d'Europe ayant exterminé ceux de l'Amérique, ils ont dû mettre en esclavage ceux de l'Afrique, pour s'en servir à défricher tant de terres. Le sucre serait trop cher, si l'on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves. Ceux dont il s'agit sont noirs depuis les pieds jusqu'à la tête ; et ils ont le nez si écrasé, qu'il est presque impossible de les plaindre. On ne peut se mettre dans l'esprit que Dieu, qui est un être très sage, ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir. Il est si naturel de penser que c'est la couleur qui constitue l'essence de l'humanité, que les peuples d'Asie, qui font des eunuques, privent toujours les noirs du rapport qu'ils ont avec nous d'une manière plus marquée. On peut juger de la couleur de la peau par celle des cheveux, qui chez les Égyp

Expressions autour du mot "blanc"

Tout n’est plus blanc, tout n’est plus noir Dans le sillage du mouvement antiraciste mondial, faut-il glisser vers l’hypocrisie, voire l’absurde, comme le fait L’Oréal, filiale d’Unilever, en supprimant de ses produits tous les mots ayant un rapport avec la blancheur ? (Je n'ai rien contre cette firme ; elle est juste emblématique des entreprises, médias compris, qui surfent opportunément sur la vague de l'actualité.) Suite à la mort choquante de l’Afro-Américain – cette expression n’est-elle pas déjà raciste en soi ? —George Floyd, aux Etats-Unis, n’y a-t-il pas une tentative de récupération dans cette quête de non-blancheur ? Cette initiative sera-t-elle plus efficace dans la lutte contre le racisme que ne l’est, en France, l’écriture inclusive pour défendre l’égalité hommes - femmes ? Pardon, on dit désormais femmes-hommes ! Faudra-t-il débaptiser la station de métro Blanche, ou la rue Blanche ? Le Mont-Blanc ? S’il fallait supprimer le mot blanc et tous ses synony

Discours sur la misère 1849, Victor Hugo – lecture de Michel Garçon

Ecouter le Discours sur la misère de Victor Hugo (lecture) – Activez les sous-titres dans la vidéo pour y faire apparaître le texte ci-dessous – 9 Juillet 1849 à la tribune de l’Assemblée nationale (…) « Messieurs, j’entends dire à tout instant, et j’ai entendu dire encore tout à l’heure autour de moi, au moment où j’allais monter à cette tribune, qu’il n’y a pas deux manières de rétablir l’ordre. On disait que dans les temps d’anarchie il n’y a de remède souverain que la force, qu’en dehors de la force tout est vain et stérile. (…)   Il faut profiter du silence imposé aux passions anarchiques pour donner la parole aux intérêts populaires. Il faut profiter de l’ordre reconquis pour relever le travail, pour créer sur une vaste échelle la prévoyance sociale ; pour substituer à l’aumône qui dégrade l’assistance qui fortifie ; pour fonder de toutes parts, et sous toutes les formes, des établissements de toute nature qui rassurent le malheureux et qui encouragent le travailleur ; pou