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La pause, sketch d'Albert Dupontel, avec texte intégral

  La pause, Albert Dupontel Vidéo du sketch C’est la pause. Depuis un… un article récent, les comédiens ont droit à des pauses. Y en a qui la prennent pas, mais moi, j’ la prends. On a droit à une minute par spectateur. Une fois, j’ai joué au parc de Princes, j’ai eu trois mois d’ pause.  Il souffle. C’est sûr, si vous avez rien prévu, vous allez vous faire chier… Il ricane.   J’viens… j’viens d’ lire un truc drôle, là. Mais j’ peux pas vous l’ dire, c’est la pause. Ouh là…! Un terroriste belge se prend en otage et menace de se tuer s’il est pas libéré. La police intervient : quat’ morts ! Un disparu : le terroriste. Ouh là…! Un délinquant muet libéré sur parole. Ouh làà…! Scandale au téléthon : un myopathe se casse avec la r’cette. Après trois heures de poursuite, ses camarades le plaquent à deux mèt’ de son point d’ départ. Ouh làààà…! On peut désormais ne plus payer les P.V. et ce, par un moyen parfaitement simple, légal et à la portée d’un enfant. En effet, il suffit sim

Une noix, chanson de Charles TRENET, un véritable poème

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Une noix Qu'y a-t-il à l'intérieur d'une noix ? Qu'est-ce qu'on y voit Quand elle est fermée ? On y voit la nuit en rond Et des plaines et des monts Des rivières et des vallons On y voit Toute une armée. Des soldats bardés de fer Qui, joyeux, partent pour la guerre ; Et fuyant l'orage des bois, On voit les chevaux du roi Près de la rivière Une noix Qu'y a-t-il à l'intérieur d'une noix ? Qu'est-ce qu'on y voit Quand elle est fermée ? On y voit mille soleils Tous à tes yeux bleus pareils On y voit briller la mer, Et dans l'espace d'un éclair Un voilier noir Qui chavire. On y voit des écoliers Qui dévorent leurs tabliers Des abbés à bicyclette Le Quatorze Juillet en fête Et ta robe au vent du soir... On y voit des reposoirs Qui s’apprêtent. Une noix Qu'y a-t-il à l'intérieur d'une noix ? Qu'est-ce qu'on y voit Quand elle est ouverte ? On n'a pas le temps d'y voir, On la croque et puis bons

De l'esclavage des Nègres (Livre XV, chapitre 5), Montesquieu

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Si j'avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais : Les peuples d'Europe ayant exterminé ceux de l'Amérique, ils ont dû mettre en esclavage ceux de l'Afrique, pour s'en servir à défricher tant de terres. Le sucre serait trop cher, si l'on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves. Ceux dont il s'agit sont noirs depuis les pieds jusqu'à la tête ; et ils ont le nez si écrasé, qu'il est presque impossible de les plaindre. On ne peut se mettre dans l'esprit que Dieu, qui est un être très sage, ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir. Il est si naturel de penser que c'est la couleur qui constitue l'essence de l'humanité, que les peuples d'Asie, qui font des eunuques, privent toujours les noirs du rapport qu'ils ont avec nous d'une manière plus marquée. On peut juger de la couleur de la peau par celle des cheveux, qui chez les Égyp

Expressions autour du mot "blanc"

Tout n’est plus blanc, tout n’est plus noir Dans le sillage du mouvement antiraciste mondial, faut-il glisser vers l’hypocrisie, voire l’absurde, comme le fait L’Oréal, filiale d’Unilever, en supprimant de ses produits tous les mots ayant un rapport avec la blancheur ? (Je n'ai rien contre cette firme ; elle est juste emblématique des entreprises, médias compris, qui surfent opportunément sur la vague de l'actualité.) Suite à la mort choquante de l’Afro-Américain – cette expression n’est-elle pas déjà raciste en soi ? —George Floyd, aux Etats-Unis, n’y a-t-il pas une tentative de récupération dans cette quête de non-blancheur ? Cette initiative sera-t-elle plus efficace dans la lutte contre le racisme que ne l’est, en France, l’écriture inclusive pour défendre l’égalité hommes - femmes ? Pardon, on dit désormais femmes-hommes ! Faudra-t-il débaptiser la station de métro Blanche, ou la rue Blanche ? Le Mont-Blanc ? S’il fallait supprimer le mot blanc et tous ses synony

Discours sur la misère 1849, Victor Hugo – lecture de Michel Garçon

Ecouter le Discours sur la misère de Victor Hugo (lecture) – Activez les sous-titres dans la vidéo pour y faire apparaître le texte ci-dessous – 9 Juillet 1849 à la tribune de l’Assemblée nationale (…) « Messieurs, j’entends dire à tout instant, et j’ai entendu dire encore tout à l’heure autour de moi, au moment où j’allais monter à cette tribune, qu’il n’y a pas deux manières de rétablir l’ordre. On disait que dans les temps d’anarchie il n’y a de remède souverain que la force, qu’en dehors de la force tout est vain et stérile. (…)   Il faut profiter du silence imposé aux passions anarchiques pour donner la parole aux intérêts populaires. Il faut profiter de l’ordre reconquis pour relever le travail, pour créer sur une vaste échelle la prévoyance sociale ; pour substituer à l’aumône qui dégrade l’assistance qui fortifie ; pour fonder de toutes parts, et sous toutes les formes, des établissements de toute nature qui rassurent le malheureux et qui encouragent le travailleur ; pou

Plaidoyer de Robert Badinter, ministre de la justice à l'Assemblée nationale, le 17 septembre 1981, en faveur de l'abolition de la peine de mort

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                                                       Vidéo du discours du Garde des Sceaux En fait, ceux qui croient à la valeur dissuasive de la peine de mort méconnaissent la vérité humaine. La passion criminelle n’est pas plus arrêtée par la peur de la mort que d’autres passions ne le sont qui, celles-là, sont nobles. Et si la peur de la mort arrêtait les hommes, vous n’auriez ni grands soldats, ni grands sportifs. Nous les admirons, mais ils n’hésitent pas devant la mort. D’autres, emportés par d’autres passions, n’hésitent pas non plus. C’est seulement pour la peine de mort qu’on invente l’idée que la peur de la mort retient l’homme dans ses passions extrêmes. Ce n’est pas exact. Et puisqu’on vient de prononcer le nom de deux condamnés à mort qui ont été exécutés, je vous dirai pourquoi, plus qu’aucun autre, je puis affirmer qu’il n’y a pas dans la peine de mort de valeur dissuasive : sachez bien que, dans la foule qui, autour du palais de justice de Troyes, c

Le bout du bout, Raymond Devos, Olympia 1999, vidéo et transcription reproduisant toutes les élisions de schwa

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S’adressant au public : Un jour, j’étais en train d’ tailler un morceau d’ bois... Mon pianiste vient, i’ m’ dit : - Voulez-vous m’ passer c’ bout d’ bois, s'il vous plaît ? Alors j’ lui dis : - Lequel des deux bouts ? I’ m’ dit : - Y a qu’un bout d’ bois,  j’ vois qu'un bout d’ bois. J’ lui dis : - Parce que vous vous exprimez mal ! Parce qu'un bois, ça a deux bouts. Alors, i’ n’ faudrait pas dire   le bout de bois, mais  les deux bouts d'un bois ! Alors,  i’ m’ dit : - Les deux bouts d'un bois,  d'abord, ça sonne curieux ! On entend les deux boudins , comme ça… On n’ sait pas s'il s'agit de bouts d’ bois ou d’ bouts de boudin ! J’ lui dis : - N’ plaisantons pas ! S'il s'agissait de bouts d’ boudin, on dirait les deux bouts d'un boudin  ! On n’ dirait pas les deux bouts d'un bois  ! I’ m’ dit : - J'ai toujours appelé un bout d’ bois un bout d’ bois, moi, alors, passez-moi c’ bout d’ bois ! J’